Alors que le sommet du G7 tenu à Biarritz (France) la dernière semaine du mois d’août s’achevait tranquillement, personne ne s’attendait à ce qu’un Airbus A321 appartenant à la flotte officielle du gouvernement iranien ne se posât à l’aéroport de la ville avec, à son bord, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, qui allait être reçu, dans la foulée, par le président français Emmanuel Macron entouré de ses proches collaborateurs, dont le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian.
Traduction : « La diplomatie active de l’Iran à la recherche d’un engagement constructif se poursuit.
Rencontré @EmmanuelMacron en marge du #G7Biarritz après de longues discussions avec @JY_LeDrian & le ministre des Finances, suivies d’un briefing conjoint avec le Royaume-Uni et l’Allemagne.
La route est difficile. Mais le jeu en vaut la chandelle. »
Cette visite surprise n’aurait pas eu ce caractère secret si l’urgence des dossiers à traiter ne s’était pas imposée, de fait, par les développements militaires sur les fronts irakien, syrien et libanais.
En effet, tout porte à croire que les raids israéliens menés la veille et le jour même de la tenue du sommet de Biarritz sur des cibles iraniennes ou du Hezbollah en Irak, en Syrie et au Liban avaient pour objectif de saper les efforts du G7 concernant le dossier iranien.