Au moment où le dialogue interlibyen battait son plein dans la ville balnéaire de Bouznika, au Maroc, les autorités du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA) découvraient un nouveau charnier à Tarhouna.
Cette ville a longtemps servi de bastion aux forces de l’Armée nationale libyenne (ANL), laquelle n’a de « nationale » que le nom vu le nombre important de mercenaires étrangers dans ses rangs.
Et pendant que deux délégations représentant le Parlement de Tobrouk et le Haut Conseil d’État du GNA négociaient à Bouznika, l’ANL du maréchal Khalifa Haftar, autoproclamé seul dirigeant de la Libye, s’acharnait à bombarder à coups de roquettes Grad les positions du GNA à l’ouest de Syrte.
Samedi 12 septembre, dix roquettes sont tombées sur les positions contrôlées par les soldats du GNA. Durant le même laps de temps, le dispositif Irini, mis en place par l’Union européenne (UE) pour faire respecter l’embargo sur les ventes d’armes aux protagonistes, a intercepté un navire en provenance des Émirats arabes unis chargé de combustible destiné aux avions.
Le jour même du début du dialogue interlibyen, Stephanie Williams, cheffe de la Mission des Nations unies en Libye (MANUL), estimait « déplorable » l’appui militaire de puissances étrangères apporté aux deux camps.